Un juge fédéral relance une plainte pour fraude à New York visant Barry Silbert et DCG dans l'affaire Genesis
Résumé du marché par IA
Un juge fédéral américain a rétabli une plainte new-yorkaise de fraude de droit commun visant Barry Silbert et DCG, liée à l'effondrement de Yield de Genesis, tout en maintenant les accusations fédérales en matière de valeurs mobilières et en réduisant d'autres plaintes au niveau des États via des rejets/sursis. La décision ne se prononce pas sur le fond, mais prolonge le risque de contentieux et la pression médiatique sur les principales institutions du marché des cryptomonnaies, ce qui pourrait peser sur le sentiment et sur la perception du risque de contrepartie dans l'ensemble du secteur.
Niveau d'impact
● Moyen
Actifs concernés
BTC/USDT+2.62%
Infos de l'IA · BTC/USDTInfos de l'IA
▼ Baissier
Trader maintenant
⚠️ Les infos générées par l'IA sont basées sur des contenus d'actualité et fournies à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas des conseils en investissement et ne reflètent pas les positions de BingX. Investir comporte des risques. Tradez de manière responsable.
Un juge fédéral a remis sur les rails une accusation centrale de fraude visant Barry Silbert et Digital Currency Group (DCG) dans le contentieux né de l'effondrement du produit Yield de Genesis. Cette décision rouvre un volet supplémentaire dans les multiples procédures engagées après la faillite.
Le juge Stefan Underhill (tribunal fédéral du Connecticut) a modifié une ordonnance rendue en février afin d'autoriser la poursuite d'une action en fraude de droit commun fondée sur le droit de l'État de New York. Les plaignants ont convaincu le tribunal que le Class Action Fairness Act (CAFA) permettait à la juridiction fédérale de connaître de certaines demandes relevant du droit des États.
La révision restreint le périmètre des actions de droit étatique pouvant avancer: les demandes de protection des consommateurs fondées sur les lois de l'Illinois, du Kansas, du Nevada et du Texas sont rejetées; celles relevant de la Californie, de la Floride et de New York sont suspendues (stay). La décision de février qui laissait se poursuivre les demandes fédérales au titre des lois sur les valeurs mobilières reste, elle, inchangée.
Genesis Yield permettait aux clients de déposer des cryptomonnaies pour percevoir des intérêts. Des investisseurs reprochent à Silbert, à DCG et à d'autres défendeurs d'avoir présenté de façon inexacte la solidité financière de Genesis et ses dispositifs de contrôle des risques alors que l'activité de prêt était sous forte tension, avant le gel des retraits et le dépôt de bilan début 2023. La réactivation du chef de fraude new-yorkais ne préjuge pas du fond: elle autorise uniquement cette partie du dossier à suivre son cours.
Cette étape s'ajoute à plusieurs fronts judiciaires visant DCG et Silbert. En 2025, Genesis a poursuivi DCG, Silbert et des initiés pour récupérer plus de 1 milliard de dollars au titre de transferts présumés indus. Genesis a demandé la protection du chapitre 11 après que les implosions de Three Arrows Capital et de FTX ont accentué la pression sur les prêteurs crypto. En 2024, un juge des faillites a validé un plan permettant à Genesis de distribuer des milliards en cash et en crypto aux créanciers, et a rejeté une contestation de DCG. Genesis a aussi conclu un accord de 2 milliards de dollars avec la procureure générale de l'État de New York afin de créer un fonds d'indemnisation pour les créanciers.
Par ailleurs, DCG et l'ancien directeur général de Genesis, Soichiro "Michael" Moro, ont accepté de payer 38,5 millions de dollars pour régler des accusations de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, selon lesquelles ils auraient induit les investisseurs en erreur sur la situation financière de Genesis; l'accord a été conclu sans reconnaissance ni contestation des conclusions de la SEC. DCG a déjà qualifié les accusations civiles de fraude de "sans fondement" et affirme qu'il se défendra.
En résumé, la modification de l'ordonnance maintient en vie la fraude de droit commun à New York et les demandes fédérales existantes en matière de valeurs mobilières, tandis que d'autres actions de protection des consommateurs au niveau des États sont suspendues ou rejetées. La décision accroît la pression judiciaire sur DCG et Silbert, sans trancher la réalité des faits reprochés.