Un bug sur Liquid Network pourrait expliquer la perte de 320 M$ en BTC

Résumé du marché par IA
Une nouvelle analyse technique de l'incident du Liquid Network suggère qu'un défaut du cache de validation des range-proofs pourrait avoir permis à des LBTC inflationnistes de contourner les contrôles et d'être rachetés contre de vrais BTC, contribuant à la perte d'environ 320 M$. Des rapports allèguent également que des responsables de la fédération exécutaient du code de la branche master non étiqueté tandis que d'autres nœuds rejetaient le bloc, ce qui implique des défaillances opérationnelles et de déploiement. L'incertitude demeure quant au déploiement du correctif et au retour des fonds, ce qui accroît, à court terme, le risque de confiance et de contrepartie autour des flux de BTC liés à Liquid.
Niveau d'impact
● Élevé
Actifs concernés
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Des chercheurs qui se penchent sur l'incident d'environ 320 millions de dollars sur Liquid Network disent avoir repéré une défaillance présumée dans le cache de validation des transactions du logiciel. Cette piste apporte une explication plus précise à la manière dont des jetons non adossés auraient pu être convertis en vrais bitcoins. Elle relance aussi une question de déploiement. Selon Mononaut, le bug exploité aurait été intégré la semaine précédente dans la branche de développement 'master' d'Elements, sans jamais figurer dans une version taguée. D'après lui, les opérateurs de la fédération de Liquid auraient exécuté ce code, alors que d'autres nœuds rejetaient les transactions invalides. Blockstream n'a pas confirmé ce scénario dans les déclarations disponibles. Si cette version des faits se confirme, le déploiement logiciel se retrouverait au cœur d'un incident où des identifiants de signature valides ont autorisé la libération de bitcoins en contrepartie de LBTC présumément créés par un bug. Liquid est une sidechain de Bitcoin dont le jeton LBTC est censé être adossé à 100 % à des BTC détenus par sa fédération. Comme CryptoSlate l'avait rapporté, SideSwap indique qu'un client a soumis 4 000 LBTC via son service de 'peg-out' le 6 septembre, déclenchant la libération d'environ 3 996 BTC. Liquid affirme que la clé d'autorisation de peg-out de SideSwap, pas plus que les autres clés de la fédération, n'ont été compromises. Les analyses techniques qui émergent se concentrent donc sur la manière dont des jetons ont pu parvenir jusqu'au processus de retrait. Calle évoque une faille liée aux 'range proofs' (preuves d'intervalle), qui permettent aux nœuds de vérifier que des montants de transaction masqués restent dans une plage autorisée, sans révéler ces montants. Dans Liquid, les transactions confidentielles exigent plus qu'un simple équilibrage entre entrées et sorties : une sortie cachée négative pourrait sinon compenser une sortie positive plus importante, faisant apparaître des jetons nouvellement créés comme mathématiquement équilibrés. Les range proofs sont censées empêcher ce scénario. Comme leur vérification est coûteuse en calcul, les nœuds mettent en cache les résultats de vérifications réussies pour les réutiliser. D'après Calle, un attaquant aurait pu construire une sortie invalide et une preuve dont la clé de cache correspondait à celle d'un contrôle précédemment valide. Un nœud retrouvant ce résultat en cache sauterait alors la vérification qui aurait dû rejeter la sortie inflationniste. Charles Guillemet a validé cette explication, parlant d'une collision de clé de cache soigneusement fabriquée qui aurait permis à une transaction confidentielle invalide de contourner le contrôle d'intervalle. Calle précise que sa description simplifie le mécanisme et peut contenir des erreurs. De son côté, Stu a reconstruit la séquence des transactions : des transactions de préparation auraient été suivies d'une transaction présumément invalide au bloc Liquid 4 050 336. Selon lui, cette transaction a créé environ 3 996,0183 LBTC, avant le retrait ultérieur via SideSwap. Mononaut introduit une distinction entre les nœuds qui ont accepté la transaction et ceux qui l'ont rejetée. Il affirme que les opérateurs de la fédération ont accepté les transactions d'exploitation, approuvé les retraits et continué à produire des blocs. D'autres nœuds, dont ceux alimentant l'explorateur Liquid de mempool, auraient rejeté le bloc concerné. Cela expliquerait pourquoi un explorateur aligné sur les nœuds 'rejetants' pourrait ne pas afficher des transactions visibles ailleurs. Cette divergence rend la question des versions logicielles déterminante pour comprendre la panne. Un rapport post-mortem devrait préciser quelles fonctions de code ont été exécutées, pourquoi elles ont été déployées et en quoi leur comportement de validation différait de celui des nœuds ayant rejeté le bloc. Parallèlement, les acteurs qui contrôlent les bitcoins retirés se présentent comme des 'whitehats' et conditionnent la restitution de la majeure partie des fonds à la correction du bug sur les nœuds affectés. Les informations disponibles nétablissent pas qu'un retour complet des fonds ou qu'un déploiement du correctif soit achevé. La récupération des BTC réduirait le déficit de réserves. Expliquer pourquoi les nœuds de la fédération ont accepté ces transactions et démontrer que le logiciel corrigé les rejette permettrait de traiter la faille à l'origine de la sortie de ces réserves. L'article 'Tokens created out of thin air may explain how $320 million in Bitcoin left the Liquid sidechain' a été publié en premier sur CryptoSlate.